Une fracture irréconciliable ?

Ce qui était hélas prévisible vient d’arriver : la loi travail ne sera pas débattue à l’Assemblée en raison de la mise en œuvre par le gouvernement de l’article 49.3 de la Constitution et je le regrette car j’aurais aimé débattre article par article du contenu de la loi.

J’ai eu l’honneur de faire partie de la délégation reçue à Matignon pour tenter de trouver un compromis avec les frondeurs. Ils n’ont rien voulu entendre, arcboutés qu’ils étaient sur leurs positions, alors même que le Gouvernement a fait de nouvelles ouvertures.

Oui, j’ai le sentiment aujourd’hui d’une fracture irréconciliable avec eux. Pour eux, le texte n’est qu’un prétexte. Leur véritable objectif c’est l’échec de ce Gouvernement et donc du Président, entraînant de ce fait l’échec de la gauche en 2017.

C’est insupportable venant de votre propre camp, et les 250 députés loyaux ne veulent plus dépendre d’une trentaine de frondeurs qui pourrissent la vie du groupe depuis près de 4 ans. Les mots sont durs mais il sont à la hauteur de ma déception et de ma colère.

Ce matin, j’ai entendu les propositions du candidat Juppé pour 2017 : retour aux 39 h, retraite à 65 ans, et j’en passe. J’espère qu’à un moment les Français sauront faire la différence entre les résultats du quinquennat et ce qui les attend si la droite gagne en 2017…